pour revenir à l'accueil vous pouvez à tout moment cliquer sur le titre le titre du blog en rouge
en cas d'incident d'affichage cliquer sur le bouton [Actualiser (F5)] de votre navigateur

Mort de l’Abbé Pierre le 22 janvier 2007

Durant toute cette semaine, j’ai entendu de nombreux témoignages de personnes affirmant que dans leur vie il y avait l’avant et l’après Abbé Pierre.
Pour moi ce moment a dû se situer au printemps 2004 : j’avais perdu ma mère le 17 décembre 2002, j’avais atteint l’âge officiel (actuel) de la retraite (60 ans) le 23 mai 2003, des contrariétés profondes, dont celle-ci, ont fait qu’à l’automne 2003 j’étais au 36e dessous.
Pour retrouver l’espoir, j’ai lu des livres dont deux de l’Abbé Pierre :

  • “Mémoire d’un croyant” 1997
  • “Je voulais être marin, missionnaire ou brigand” 2002 (carnets intimes inédits)

Dans le prologue de premier livre, l’abbé Pierre écrit :
Mais ce livre s’est imposé d’abord comme une exigence à la suite de la visite d’un désespéré m’interrogeant sur mes raisons de vivre.
Et (page 156) :
La première des deux épreuves les plus fortes de ma vie intervint en 1958 (il avait 43 ans) lorsqu’on m’interna pendant plusieurs mois pour épuisement physique et psychique. Des médecins persuadèrent mes proches que j’étais fou, et certains, avec des motivations très diverses, tentèrent alors de récupérer le mouvement Emmaüs … pour le sauver, pensaient nombre d’entre eux.

Puis il y eut cette tornade de 1996 (il avait 81 ans). J’ai tout entendu L’Abbé Pierre est antisémite, il est sénile, il est devenu lepéniste … Depuis j’ai retiré mes propos et demandé pardon“.

Durant cette même période, j’ai offert mes services à Emmaüs-Saumur afin de m’efforcer de penser aux autres.
Chaque mardi après-midi, pendant quelques mois, en compagnie d’Edouard un jeune roumain, j’ai trié des vêtements dont les français ne voulaient plus afin de remplir un container à destination de Ouagadougou (Burkina-Fasso ).
Je dois avouer que j’ai eu du mal à comprendre le sens du travail que l’on me demandait : cela consistait à ouvrir des cartons de vêtements en provenance de centres Emmaüs de la région pour les remettre dans d’autres cartons avec une étiquette “Emmaüs-Saumur” dessus. La pluspart du temps, les cartons que j’ouvrais avaient été très soigneusement garnis de vêtements, sans doute pliés par des mains féminines …
J’aurais été sans doute plus efficace si on m’avait demandé de remettre en état de fonctionnement des équipements informatiques.
Le 23 septembre 2004, j’avais assez de motivation pour partir de Tours en direction de Saint-Jacques-de-Compostelle. 


les saumurois ont été nombreux à assister à la messe du samedi 27 janvier 18:30
à l’église Notre-Dame de Nantilly de Saumur

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.